mercredi 16 septembre 2015

#Événement à venir



Aujourd'hui de 17h30 à 22h, 10 rue Lacuée 75012 Paris, a lieu l'événement "Réinventer la ville par l'économie circulaire". On parle de gestion des déchets et d'innovations en tout genre pour construire des espaces plus durables, avec la participation de nombreux acteurs de l'économie circulaire. Venez nombreux ! 

samedi 5 septembre 2015

Plastic Planet, Werner Boot


     Werner Boot, journaliste et réalisateur du reportage Plastic Planet, est un enfant de la génération du "tout plastique". Comme moi, il a grandi entouré de cette matière colorée, souple, qui permet à la plupart de nos jouets d'enfants d'avoir des formes diverses et variées. Désormais le plastique fait partie de notre culture; aucun foyer ne s'en passe complètement. Même pour les plus réfractaires, il s'immisce partout et il est difficile de s'en défaire. Seulement cette matière n'est pas neutre comme on a pu nous le faire croire depuis son apparition. Ce reportage a justement pour but de défaire cette fausse réputation construite par les industries. Alors, vraiment inoffensif ce plastique ? 


Les origines du plastique

En 1907, le chimiste Léo Hendrik Baekeland met au point la bakelite, le premier produit entièrement synthétique fabriqué à partir de pétrole. L'ère du plastique commence, et sonne le glas à la seconde industrialisation. Aujourd'hui soixante millions de tonnes de plastique sont produits chaque année en Europe, c'est-à-dire 25% de la production mondiale. Cette matière si pratique (qui vient du grec plastikos, "propre au modelage"), est au départ sous forme de poudre ou de granulés. Les fabricants de bouteilles en plastique ne sont pas en mesure de connaître la composition exacte de ces granules de départ. Il y a donc une négligence avant même l'existence du produit fini. 

Les risques liés à la matière 

Rien ne doit s'échapper du plastique, une fois la matière solide, elle doit être indolore. Pourtant, des études de chercheurs indépendants montrent que certaines substances chimiques s'échappent des bouteilles. On peut nommer certains produits ignifuges, comme le tributylétain, une substance chimique potentiellement androgène (inducteur de l'apparition d'un pénis chez la femelle boulot), mais aussi du bisphénol A, et des phtalates. Le problème de ces composés, comme les phtalates, c'est qu'ils se détériorent lentement. Il faut 200 ans pour qu'une matière plastique se décompose entièrement, et durant cette période, elle aura libéré des matières délétères pour l'environnement. Le plastique présente aussi des risques sanitaires: il s'infiltre dans notre alimentation et dans nos cellules... Il suffit d'érafler une bouteille en polycarbonate pour que des monomères soient libérées. Ne croyez pas non plus que le plastique intact est inoffensif, l'usure du temps et la chaleur suffisent pour libérer ses composés toxiques. Et, pour en rajouter une couche, nous mangeons du poissons qui s'est auparavant nourri de planctons à la surface de l'océan pollué d'infimes particules plastiques, qu'on appelle communément "larmes de sirène".


Une pollution invisible... 

- Celle de nos océans, mers et rivières 

Nous ne sommes pas conscients des dégâts causés par la pollution du plastique. Étonnement, ce n'est pas directement nos déchets qui polluent les eaux sur Terre. L'entretien de nos vêtements synthétiques est la cause principale de cette pollution*. Une équipe anglaise de l'université de Plymouth (Angleterre) a montré que près de 80% des particules piégées dans les sédiments côtiers sont des morceaux de fibres synthétiques issus de l'industrie textile. Les chercheurs ont prélevé des échantillons sur 18 sites côtiers sur les 5 continents. C'est de cette manière qu'ils ont découvert qu'en lavant nos vêtements synthétiques, nous polluons les océans. Une pollution qui, comme on s'en doute, a des répercutions sur l'écosystème: 267 espèces dans le monde sont touchées par ces macrodéchets*. Le reportage prend l'exemple de l'albatros Midway, qui meurt la plupart du temps l'estomac rempli de plastique.




- Celle de notre organisme 

L'un des composés présents dans les matières plastiques le plus incriminé est le bisphénol A. Cette substance, maintenant répertoriée comme l'un des principaux perturbateurs endocriniens, imite les hormones. Celles-ci envoient alors des signaux aux cellules pour qu'elles agissent. Si les signaux sont envoyés à un moment inadéquat ou qu'une quantité anormale d'hormones parvient au fœtus, il peut être modifié pendant son développement, et ces mutations peuvent perdurer durant trois générations. Le bisphénol A a pour particularité de détruire les cellules et de perturber les signaux de l’œstrogène, une hormone qui agit sur le développement du cerveau. Pour les produits qui agissent comme des perturbateurs endocriniens, il suffit de renifler le produit pour paniquer les cellules. 

    Nonyphénole, plastifiants, phtalates, produits ignifuges, tributylétain, mercure... Toutes ces substances ont introduit du poison dans nos veines. Le plastique ne tue pas, certes, mais il détériore la qualité de nos vies: asthme, obésité, troubles fonctionnels du cerveau, fausses couches... Le reportage se termine par une tentative de Werner Boot d'entrer une dernière fois en contact avec le président de PlasticsEurope, une association qui représente la chaîne européenne de fabrication du plastique. Etudes en mains (plus de 700 au total, provenant de différents scientifiques indépendants), il se rend à un salon où bien entendu, il se fait gentiment mettre à l'écart. Contre les 700 études qui prouvent que le plastique est une matière dangereuse pour la santé humaine et animale, seules 10 études protègent le plastiques, et elles sont toutes financées par des multinationales.

* source: "Les océans ne seront plus une poubelle", Consommez écologique, Matthieu Combe © Sang de la Terre 2014


Agir contre cette pollution ?

- Éradiquer, comme moi, le plastique de votre vie en produisant un minimum de déchets.
- Participer à des actions de nettoyage des côtes (l'association Surfrider Foundation Europe organise depuis 15 des Initiatives océanes pour préserver les littoraux.)


#Vie pratique: l'hygiène buco-dentaire

      Avoir une dentition saine, sans introduire un nombre incalculable de produits chimiques dans notre bouche et dans l'environnement, oui, cela est possible. Cette façon de nettoyer sa dentition a aussi pour avantage d'être moins couteuse. Mmh... intéressant. 

 Un dentifrice se compose de trois ingrédients : 
- d'un excipient, qui lui donne sa texture (huile de coco, hydrolat ou encore argile);
- d'un abrasif doux (argile blanche ou verte, le carbonate de calcium, ou encore la silice);
- et d'un actif, selon l'effet souhaité (pour un effet blanchissant, on utilise la poudre de racine d'iris ou le bicarbonate de sodium; pour l'haleine et les aphtes, on utilise de la poudre de réglisse; pour reminéraliser les gencives, on utilise la poudre de lithothme; et enfin, pour un effet purifiant et rafraîchissant, on utilise l'huile essentielle de menthe poivrée ou de tea tree.).

Ma recette de dentifrice :



- Huile de coco
- Argile verte
- Huile essentielle de menthe poivrée

La brosse à dent 

Je souhaitais me défaire des matières plastiques, qui ne sont pas biodégradables. Pour cela, j'ai dû trouver une alternative, et, grande surprise, elle(s) existe(nt) ! J'ai pour ma part choisi une brosse à dent sur le site www.sansbpa.com. Mais vous pouvez trouver d'autres alternatives. Le tout est de savoir ce qui pour vous paraît le plus responsable et durable. 

Pourquoi bannir les sacs en plastique ?

Avant d'être présents dans nos supermarchés, les sacs en plastiques sont de petits granulés de polyéthylène obtenus lors du raffinage du pétrole brut. Chaque sac en plastique dérive de matières premières fossiles, et consomme de l'énergie. Si nous prenons un instant pour réfléchir, est-il raisonnable d'utiliser un bien aussi précieux et aussi cher que le pétrole pour fabriquer des sacs qui seront jetés après la première, la seconde utilisation ?

Certes, tous les sacs en plastique ne sont pas jetés les jours qui suivent leur achat. Selon les cas, leur fin de vie peut nettement varier. Ils peuvent être recyclés, c'est-à-dire qu'une fois dans la poubelle de trie, ils sont traités puis réutilisés (sous forme de sacs en plastiques recyclés par exemple). Ou, dans le cas où ceux-ci atterriraient dans la poubelle des ordures ménagères, ils peuvent, dans le meilleur des cas, servir au chauffage urbain ou à la production électricité (et là, les matières premières utilisées lors de leur fabrication sont perdues à jamais...) ou, dans le pire des cas, finirent dans la nature et via les cours d'eau rejoindre les mers et les océans... 80% des plastiques présents dans les milieux marins proviennent en effet du continent. Dans la nature, le plastique ne se dissout pas, il se décompose en particules de plus en plus fines... et les animaux en sont les premières victimes. 100 millions de tonnes de plastiques dérivent ainsi dans les océans. Les particules broyées les plus petites se retrouvent dans l'estomac des poissons, des oiseaux, des tortues de mers... (quand celles-ci ne s'étouffent pas avec des sacs en plastiques, qu'elles prennent pour des méduses).

Alors quel sac choisir pour faire ses courses ? Comparons toutes les alternatives pour voir laquelle se trouve être la plus respectueuse de l'environnement.

  • Tout d'abord, beaucoup d'entreprises proposent désormais des sacs provenant de matières premières renouvelables. Mais que valent-ils réellement face aux conventionnels sacs en plastiques ? Ils se trouvent qu'ils ne présentent pas de si bons avantages concernant la planète... Leur production nécessite du pétrole (et oui, ils n'en sont pas exempt !) ainsi qu'une agriculture intensive, qui entre en concurrence avec la production alimentaire.
  • Les sacs en papier eux, nécessitent l'utilisation de beaucoup d'eau et d'énergie : ils sont plus lourds, contiennent plus de matière et donc leur transport rejette également plus de polluants. Ils ne valent pas mieux que les sacs en plastiques traditionnels, malgré leur meilleure réputation...
  • Enfin, les sacs en tissus consomment eux aussi beaucoup d'eau et d'énergie, mais, au vu de leur durée de vie, sont plus écologiques.

Conclusion ? Mieux vaut utiliser des sacs « durables », qui accompagneront nos courses longtemps.

Sources :

Xénius, Arte
Consommez écologique, Matthieu Combe

Bienvenue sur Iamadrop !

Ce blog reprend l'idée, à l'image de l'essai La part du colibri, du penseur Pierre Rabhi, qu'une conviction appliquée à l'échelle d'un individu compte, car l'individu en question matérialise lui-même sa propre conception du futur. En participant à construire le changement, il impose en fait sa vision du monde de demain. Il "prend part" aux nouveaux défis et permet aux idées de circuler. Il est une goutte qui, petit à petit, fait émerger un ensemble homogène, un rideau bleu d'espoir.

Iamadrop a pour but de montrer que chacun peut faire un geste à son échelle, et qu'il n'y a que cette manière qu'un monde plus respectueux de l'environnement pourra voir le jour. Réflexions, principes, description de la vie de tous les jours, astuces... J'espère que tout le monde y trouvera son compte !