#Comprendre – Pourquoi privilégier une mode éthique ?

L’industrie
du textile séduit. Elle envoûte le client -moi la
première- avec ses vêtements si… accessibles ! Oui, mais quand on s’immisce derrière cette industrie, tout le
contraire s’affiche devant nos yeux. Loin derrière les tissus
mirobolants et les autres étoffes qui constituent notre garde robe, se trouve une chaîne
de production qui ne respecte ni l’environnement, ni les
travailleurs, et ni notre peau.
Why ?
La
concurrence casse les prix et oblige les entreprises à réduire au
maximum leurs coûts de production. A quoi devons-nous nos vêtements
à prix réduits ? Ou plutôt, quels sont les sacrifices
effectués par les firmes textiles pour pouvoir nous les fournir à prix cassés ? Matières chimiques peu onéreuses, salaires médiocres des travailleurs, sont entre autres des manières de réduire les coûts de production.  Ce
constat part cependant d’un paradoxe ; car le prêt-à-porter clame sa volonté de démocratiser la mode, alors que c’est celui-là même qui créé des inégalités encore plus grandes entre les deux maillons de la chaîne. S’il y a une chose qu’on peut retenir des grandes multinationales, c’est qu’elles laissent -pour la plupart- de côté les intérêts de ces deux maillons. A-t-on seulement conscience de ce qui se cache
derrière ces industries, qui nous rendent, malgré nous, complices de
leurs crimes ?
Quid
des fibres synthétiques 
acrylique,
polyesters, polyamides, élasthanne
Les
fibres synthétiques, dérivées du pétrole, ne laissent pas
respirer la peau et n’absorbent pas l’eau dans le but de réguler la
température corporelle. Elles peuvent aussi s’avérer irritantes.
Leur
chaîne de production est polluante. Teintures aux métaux lourds,
encre d’impression à base de PVC sont, entre autres, les pratiques
usuelles… Selon WWF, l’industrie textile a recours à près de 8
000 substances
, dont un grand nombre est potentiellement dangereux.

Ces
fibres se retrouvent ensuite pour la plupart broyées dans un incinérateur (puisque seulement 15% des vêtements sont recyclés…) Et
laissent, malheureusement des traces dans l’atmosphère.
Quid
des fibres naturelles
Lin,
chanvre, laine, soie
Au contraire, ces matières
comportent plein d’avantages. Elles absorbent l’humidité de la
peau, la laisse respirer et ne provoquent pas d’allergies. Issues de
matières renouvelables, leur culture est peu gourmande en matière
d’engrais ou de pesticides. Elles ont chacune leur particularité; la soie, par exemple, grâce à ses qualités thermorégulatrices, réchauffe autant qu’elle rafraîchit.
Quid
Les fibres High-Tech
  • Bouteilles recyclées (c’est Pantagonia qui innove en transformant des bouteilles en plastique en vêtements polaires)
  • SeaCell (quand les propriétés des algues se mélangent à la cellulose pour créer une fibre riche en vitamine e)
  • Amidon de maïs (fibre fabriquée à partir de sucre de maïs, remplace le pétrole)
  • Viscose de bambou (encore une fois, pour éviter le pétrole)
Il
existe des logos pour nous renseigner lors de nos achats :
  • label
    « Textile Biologique » ou « à base de Textile Biologique »
    d’Ecocert
  • label
    Demeter
  • label
    GOTS (Global Organic Textile Standard)
  • Oeko-Tex
    100
  • Master
    of Linen
Extrait émission Xenius, sur Arte

 #Expérience

Certaines
personnes réussissent à s’habiller totalement second hand. J’ai
essayé, plusieurs fois, de trouver mon bonheur dans des friperies,
en vain. Je me dirige plutôt vers des marques qui respectent mes
valeurs, en tête : Ekyog, Verlaine & Rimbaud… Et
bien d’autres.
Sources :
Etre Consom’acteur,
collection communication
http://www.leblogdelapeausaine.org/best-and-worst-fabrics-for-the-skin/ 

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